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MADRID : RÉGION DE DROITE OU DE GAUCHE ?

Mardi 4 mai prochain, les citoyens de la Communauté de Madrid se rendront aux urnes afin de décider du futur gouvernement de la région pour les deux années à venir. Après le tremblement de terre politique vécu au début du mois de mars, les partis politiques parachèvent leurs stratégies pour essayer d’attirer le plus grand nombre de votants. Dans une campagne si polarisée, l’on distingue deux blocs très clairs susceptibles de présider l’Assemblée de Madrid : la droite (PP, Vox et Ciudadanos) et la gauche (PSOE, Más Madrid et Unidad Podemos). Quelles sont les options de chacun ?

Paradoxalement, l’unique certitude d’un rendez-vous électoral est l’incertitude. L’arithmétique électorale est complexe et très difficile à prévoir. La preuve en est que les sondages d’opinion se trompent souvent dans leurs pronostics, bien que de peu de points. Dans ce sens, la grande quantité de votants indécis peut faire que le résultat penche d’un côté ou de l’autre.

Cependant, une information s’est révélée être presque systématiquement valable ; les résultats historiques. Jusqu’à présent, onze élections ont eu lieu à l’Assemblée de Madrid, les premières en 1983 et les dernières il y a à peine deux ans. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : pour huit d’entre elles, le Parti Populaire a été la force réunissant le plus de voix, alors que le PSOE  l’a été seulement pour trois élections. De plus, le parti de droite a gouverné sans interruption la région depuis 1991. Et ce même en 2019, quand les populaires ont été dépassés par les socialistes.

Justement, l’expérience d’il y a deux ans démontre que tout peut arriver le 4 mai prochain. Malgré le fait que les sondages indiquent unanimement une victoire indiscutable du PP, la possibilité qu’Isabel Díaz-Ayuso se retrouve sans un soutien suffisant -à cause de l’excessive concentration du vote conservateur pour elle- est bien réelle, même si pour le moment elle représente une faible probabilité.   

Ce qui semble indéniable, au vu des données, c’est que la Communauté de Madrid est un territoire qui, historiquement, a opté pour la droite. L’inégalité dans la répartition des richesses, les politiques ultra-libérales, la pari du secteur privé et la discutable foi en la baisse des impôts sont quelques uns des facteurs attirant davantage de votes d’un électorat diversifié vers les partis de droite.

Les doutes se dissiperont le 4 mai prochain. La lutte pour la présidence de la Communauté continuera en grande pompe ces prochains jours, et ce qui est tenu pour acquis aujourd’hui n’aura peut-être rien à voir avec ce qui finira par se passer.

 

 

Manuel Gualix

Traducción : Nolwenn Klopp-Tosser

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